Francophonie

La Francophonie en Alberta

Après l'Ontario et le Nouveau-Brunswick, la province de l'Alberta compte la plus grande population francophone vivant en situation minoritaire au pays. Selon le recensement de juin 2011 de Statistique Canada, 81 045 personnes en Alberta affirment que le français est leur langue maternelle. On estime à plus de 238 000 le nombre de personnes pouvant parler, vivre et travailler en français Alberta, dont plusieurs venus des quatre coins du pays et de partout à travers le monde.


Par ailleurs, le français était la première langue européenne parlée sur les territoires qui devinrent l’Alberta en 1905. Cette présence française est donc ancrée en Alberta depuis plus de 200 ans et continue à rayonner encore aujourd’hui partout en province grâce au dévouement de ses communautés et de ses institutions francophones. La popularité des programmes francophones et d’immersion française ne cesse de grandir, autre preuve de la vitalité francophone de l’Ouest canadien.

 

Source: http://www.acfa.ab.ca/aujourdhui.html

La Francophonie à Calgary

Histoire

La Vérendrye aurait exploré les branches nord et sud de la rivière Saskatchewan dans les années 1740. Il fut suivi par d’autres explorateurs, les coureurs de bois et les commis responsables de la traite de fourrures pour le compte des compagnies de la Baie d’Hudson et du Nord-Ouest. Dès le milieu du XIXe siècle, des prêtres missionnaires établissent les premières paroisses catholiques et françaises dont Notre-Dame-de-la-Paix, créée en 1875, la même année qu’est fondé Fort Brisebois, à la jonction des rivières Bow et Elbow, par la Police montée du Nord-Ouest, maintenant appelée la Gendarmerie royale du Canada.

La petite agglomération qui se développe à cet endroit devient Rouleauville en 1886, nommée en l’honneur des frères Rouleau, l’un juge et l’autre médecin, qui affichent leur allégeance à la francophonie en établissant une Société Saint-Jean-Baptiste. Des religieuses francophones des congrégations des Compagnons de Jésus (enseignantes) et les Sœurs Grises (infirmières) fondent les premiers établissements scolaires et hospitaliers du Sud de l’Alberta. Cependant, le développement rapide de Calgary comme centre économique de l’Alberta mène à l’arrivée massive de migrants et d’immigrants non francophones, ce qui entraîne la perte d’identité francophone de la ville. Malgré tout, des paroissiens francophones voient, en 1963, à la construction de l’église Sainte-Famille dans le quartier Mission, ancien site de Rouleauville, assurant ainsi une présence francophone continue dans ce quartier.

 

Démographie

L’analyse des résultats du Recensement de 2006 effectué par Statistique Canada indique que le nombre de personnes ayant le françaiscomme première langue officielle parlée à Calgary s’élève à 16 235.

 

Langue

À Calgary, selon le Recensement de 2006, 4 805 personnes déclarent le français comme langue la plus souvent parlée à la maison, 990 déclarent parler le plus souvent l’anglais et le français et 395 disent parler le plus souvent le français et une langue non officielle ou bien l’anglais, le français et une langue non officielle.

Quant à l’utilisation du français au travail, 1 535 personnes déclarent utiliser le français le plus souvent au travail, 1 075 personnes disent utiliser autant le français que l’anglais et 90 personnes déclarent utiliser le français, l’anglais et une langue non officielle, pour un total de
2 700 individus qui utilisent le français au travail.

Dans l’ensemble de la population de la région métropolitaine de recensement de Calgary, 84 675 (7,9 %) personnes déclarent connaître le français ainsi que le français et l’anglais. La grande majorité des francophones de Calgary parle les deux langues officielles. Des 590 personnes qui ne parlent que le français, 385 déclarent être de langue maternelle française et 175 sont de langues maternelles non officielles.

 
 

Capacité organisationnelle

Au début de la colonisation albertaine, les paroisses catholiques assurent aux francophones des occasions de regroupement et de fraternisation. Encore aujourd’hui, plusieurs francophones de la région de Calgary, en particulier les aînés, se retrouvent à la Paroisse Sainte-Famille. Dans les années 1970, la Société franco-canadienne de Calgary est mise sur pied et se dote de deux infrastructures communautaires importantes : la Villa Jean Toupin (logements à prix modiques pour personnes de 60 ans et plus) ainsi que le Parc Beauchemin, un terrain de 19 acres où les membres de la Société peuvent camper. Un bureau régional de l’ACFA, installé en 1972, vient assurer la coordination du développement communautaire des francophones de la région. Depuis, la population francophone de Calgary s’est dotée de nombreux organismes, clubs, agences de services et établissements scolaires francophones, qui assurent aux francophones et francophiles de la région une gamme intéressante de programmes et de services en français.

L'ensemble des informations regroupant les activités et services de la région se retrouve sur www.francophonie-calgary.ca

 

Extrait de : http://www.ocol-clo.gc.ca/html/stu_etu_042010_p4_f.php#section2.1